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Déclaration de la cgt aux négociations CET/CETR du 15 juin 2026

LE DROIT AU REPOS

Aujourd’hui, le 15 juin 2026, les salariés Fidélia en sont à leur 44ème jour de grève. Le 26 mai, jour de la précédente réunion de négociation, plus de 130 chargés d’assistance étaient en grève, ce qui en a fait la journée de mobilisation record.

La revendication principale est le droit au repos face à un métier dont la pénibilité est reconnue y compris par la branche professionnelle. Avec la multiplicité des plages horaire qui changent chaque jour, des amplitudes journalières qui vont de 7h à 22h, l’absence de repos de 2 jrs consécutifs systématiques, le travail le week-end et les jours fériés, les contraintes spécifiques à la pose des congés payés, le travail continu au téléphone avec un rythme imposé, sont autant de contraintes qui rendent l’exercice de ce métier pénible.

Pour rappel, avant le statut commun, les chargés d’assistance pouvaient convertir la moitié du 13ème mois en jours de congés, afin de leur permettre d’avoir une période supplémentaire pour souffler quand l’activité leur pesait.

Le statut commun et notamment l’accord temps de travail a remplacé ce dispositif par les dispositions relatives au compte épargne temps en guise de compensation et qui convenait aux chargés d’assistance.

Cependant, courant 2025, la direction a décidé, unilatéralement, d’en durcir les modalités de pose chez Fidélia, faisant ainsi monter la colère chez les chargés.

Après s’être faite recadrée par l’inspection du travail sur le fait d’avoir imposer des conditions de pose non prévues par l’accord, la direction a profité de la négociation sur les CET/CETR pour officialiser ses contraintes supplémentaires de pose des CET chez Fidélia, via un projet d’expérimentation.

Les salariés constatant que la direction ne les écoutait pas ont maintenu leur rapport de force.

Depuis le retrait de cette expérimentation de la négociation CET/CETR, et hormis quelques déclarations d’intention inquiétantes (temps partiels et flexibilité), aucune proposition concrète n’est
avancée.

Plus le temps passe, plus la colère augmente. Les salariés qui demandent simplement une prise en compte de leur droit à repos sont dégoûtés par l’attitude méprisante de la direction qui, au lieu de répondre à ses obligations légales de prévention, joue à la théorie du pourrissement.

Pourtant les dispositifs appliqués jusque là pour octroyer des repos supplémentaires ne présentaient aucun coût pour la direction puisque financés par les seuls salariés.

Au lieu d’entamer des négociations sur le sujet, la direction, par la voie de sa DRH, s’obstine à mépriser ses salariés.

Pourtant Madame Rechsteiner, en qualité d’ancienne DRH Fidélia, vous connaissez parfaitement les conditions de travail de l’assistance.

Les salariés sont en droit d’attendre davantage de respect plutôt qu’une attitude visant à minimiser la pénibilité de leur métier et de faire monter toujours plus la colère.

Face à ce mécontentement croissant, face à un absentéisme pour maladie le plus élevé du groupe, face à une dégradation de l’activité des lundis, au mécontentement des assurés, et à l’image de l’entreprise qu’attendez-vous pour prendre vos responsabilités ?

La CGT vous demande l’ouverture de négociations spécifiques à Fidélia sur le thème du droit au repos pour répondre à la problématique de pénibilité.

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