CG GMF charge de travail
Déclaration CGT GMF au CSEE du 29-09-2026
Charge de travail et situation des gestionnaires sinistre IRD
Depuis deux ans, nous constatons une récurrence importante des événements climatiques, générant une charge de travail particulièrement conséquente, notamment en IRD.
Face à l’engorgement des services GRC, la direction a progressivement reporté une partie de cette charge sur les services GDS. Dans un premier temps, il a été demandé à la GDS de prendre en charge les dossiers conventionnels hors IRSI. Puis, dans un second temps, de traiter les DSI fréquence et de prendre la DST renfort, y compris en dehors des périodes d’EGA. Enfin, la gestion des AF est venue s’ajouter à cette charge, qui a été largement sous-estimée.
Cette accumulation de tâches pose aujourd’hui un véritable problème de capacité des équipes à absorber durablement la charge qui en découle.
Les services GRC constatent :
– Une part importante de leur temps de travail est consacrée aux transferts en DST, vers la SST GDS ;
– Une absence de diminution de leur charge de travail, malgré la gestion par la GDS des dossiers AF ;
– Un temps de gestion de 6h00 minimum par semaine, qui n’est pas effectué.
À titre d’exemple, nous constatons environ 2 800 AGD expertise et plus de 8 00AGD correspondance client dans un CG IRD.
Du côté de la GDS, la situation est devenue particulièrement préoccupante :
– La charge de travail explose et s’est encore aggravée cet été ;
– À part assurer les déclarations, les dossiers ne sont plus convenablement suivis ;
– Le nombre d’ouverture de dossier AF a été très largement sous-estimé par la direction.
En conséquence, lorsque les collègues reçoivent un rapport médical, un dossier
en recours ou un jugement, ils se demandent comment et quand, ils pourront le
traiter.
Pour certains gestionnaires, les AGD atteignent le nombre de 1000 ! Le plan de travail
est anxiogène !
Le PDT livré il y a un an, a également amplifié les difficultés. Les gestionnaires ont du mal à identifier ce qui est réellement urgent. Ils se créent leurs propres pense-bêtes, afin de parvenir à suivre leur activité. Une adaptation et une organisation qui incombent à la direction et non aux salariés.
Le corporel et le contentieux sont au cœur du métier des équipes GDS. Les collègues perdent le sens de leur travail, faute de pouvoir consacrer suffisamment de temps à cette typologie de dossiers.
Concernant les GDS Sécheresse :
– La situation des GDS Sécheresse est aujourd’hui extrêmement préoccupante ;
– Les équipes sont déjà à saturation, et les collègues sont en grande difficulté face à une charge de travail devenue excessive ;
– L’arrivée annoncée de 25 000 dossiers supplémentaires fait craindre un véritable point de rupture, les trois centres de gestion Sécheresse ne disposent pas des capacités nécessaires, pour absorber un tel afflux ;
– Il est désormais indispensable que des mesures concrètes soient prises, pour éviter que cette situation ne se traduise par un épuisement durable des gestionnaires, et une dégradation du traitement des dossiers.
Nous alertons donc la Direction :
– Est-il acceptable de maintenir un tel niveau de charge, sans remettre en question l’organisation et les moyens alloués ?
– Cette situation ne peut plus durer ;
– Les équipes sont exténués. Les élus CGT sont inquiets pour leur santé ;
– Les CDD annoncés pour un an, ne peuvent constituer qu’une réponse ponctuelle. Les événements climatiques et la charge qui en découle ne s’arrêteront pas dans un an. Nous demandons donc à la direction : – Quelles mesures concrètes elle compte mettre en oeuvre, à court et à moyen terme, pour réduire la charge, renforcer durablement les équipes et adapter l’organisation du travail ?
– Les chiffres dont dispose la direction ne reflètent pas la réalité, très préoccupante, du terrain. Il est indispensable d’établir un réel décompte de la charge imposée aux salariés. En conclusion, nous souhaitons rappeler que la priorité absolue donnée au flux téléphonique, conduit aujourd’hui à une véritable désorganisation de la gestion globale des équipes.
>> Ouvrir des dossiers, c’est bien ; les traiter dans des délais et des conditions acceptables, c’est encore mieux !