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L’indemnisation est à bout, les salariés aussi !

Sous-effectif, surcharge, pression, consignes incohérentes : ça suffit !
Après la mobilisation de nos collègues Auto et Habitation, unissons-nous pour défendre nos emplois, nos conditions de travail et notre dignité.

Le 12 octobre 2026, nos collègues des services sinistres matériels Auto et Habitation ont décidé de faire entendre leur ras le bol par la grève.

Ce sont plus de 100 collègues qui se sont mis en action, certains plateaux étant totalement vides. Notre organisation syndicale a soutenu cette démarche ; nous ne devons pas céder à la résignation.

Chaque service de la direction indemnisation peut se retrouver dans leurs revendications car tous les salariés de la DI sont face aux mêmes problématiques :

  • Sous-effectif constant depuis de nombreuses années, les départs sont remplacés à la marge (quand ils le sont…),
  • Charge de travail en hausse continue et pression permanente des chiffres,
  • Pilotage à chaud entraînant une succession de consignes contradictoires, vidant notre métier de son sens,
  • Mise en concurrence destructrice entre les sites,
  • Demande d’entraide permanente et recours abusif aux heures supplémentaires,
  • Explosion des arrêts de travail, les collègues tombant les uns après les autres.

Tout le monde est à bout !

Malgré les ateliers « La parole est à vous », notre quotidien ne connait aucune amélioration, bien au contraire !

Nous pouvons légitimement nous poser la question : quel intérêt portent réellement nos directeurs à la gestion des sinistres chez MMA ?

La réorganisation de Franck Le Vallois sur toute la DG MMA confirme nos pires certitudes. Les salariés de l’indemnisation sont sacrifiés sur l’autel du profit. Tout pour le business, tout pour la vente de contrats… et pendant ce temps, l’indemnisation est laissée à l’abandon. On ose nous faire croire que la création d’équipes « recours » puisse se faire dans de bonnes conditions à iso-effectif. C’est difficilement entendable.

Voilà le prix de nos sacrifices quotidiens pour sauver les meubles face à des assurés en détresse, avec toujours moins de moyens. C’est une insulte à notre professionnalisme et à notre engagement.

L’avenir ne semble pas plus réjouissant. Avec l’annonce d’un départ sur deux non remplacé sur toute la DG MMA, c’est bien la direction de l’indemnisation qui est ciblée par la baisse d’effectifs du plan stratégique de Covéa. Le développement des projets IA dans notre secteur ne peut que nous inquiéter. Sous prétexte de nous « soulager », l’IA est leur nouveau cheval de Troie pour détruire nos emplois, robotiser nos tâches et dégrader encore plus nos conditions de travail.

Ne nous laissons pas berner par les mails hypocrites de remerciements de notre direction : des remerciements après chaque catastrophe climatique (alors que ces événements s’accroissent et s’enchaînent d’année en année), après chaque mesure d’heures supplémentaires, ou dès qu’un frémissement de révolte sociale pointe…

Les mails et les remerciements ne paient pas les factures et ne réparent pas les corps brisés par le stress et la surcharge de travail.

Nous sommes légitimes à demander le respect de notre personne, de notre vie privée et de notre travail ainsi que des moyens permettant la prise en charge correcte des assurés.

L’image d’une assurance prétendument mutualiste ne se mesure pas à ses campagnes de pub, mais à sa capacité réelle à secourir ses sociétaires en plein drame.

L’indemnisation est notre cœur de métier, pas leur tiroir-caisse !

Tous ensemble, unis, solidaires et déterminés : il est temps de relever la tête, de leur montrer qui est indispensable pour mener l’activité et demander une juste répartition des richesses accumulées.

Arrêtons de subir le travail et leur stratégie !

A la CGT, nous sommes convaincus que c’est par le collectif, la solidarité et l’action collective que nous pourrons imposer d’autres choix. Aucun salarié ne doit rester seul face à la surcharge de travail, à la pression et au mal-être.

Ensemble, nous pouvons exiger des effectifs suffisants, des conditions de travail dignes, le respect de nos métiers et les moyens nécessaires pour accompagner correctement nos assurés.

La colère et la résignation doivent devenir une force collective ! Ne laissons ni la peur ni le fatalisme nous empêcher d’agir.

La mobilisation du 12 octobre nous le montre : nous ne sommes ni impuissants ni condamnés à subir. Quand les salariés se rassemblent et font entendre leur voix, ils brisent l’isolement et rendent leurs revendications visibles.

Nos emplois, notre santé, nos métiers :
Défendons-les ensemble !

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