Afin de répondre à la préoccupation du groupe sur la lutte anti-fraude, la DIARD indemnisation est venue présenter son projet de changement d’outil de suivi des dossiers fraude.
Au-delà des limites techniques et des dysfonctionnements de l’ancien outil, Stats Fraude, est considéré comme complexe et chronophage par les collègues. Le remplacer par un outil plus performant et offrant plus de fonctionnalités, ne peut qu’être bénéfique et devrait permettre d’avoir une vision plus complète des dossiers fraude.
Déconnecté du SI classique du fait du traitement de données sensibles, ce nouvel outil sera développé en interne. Nous nous réjouissons de l’utilisation des compétences informatiques internes pour le développement et le suivi de cet outil.
Se voulant un outil de suivi et de gestion de la fraude, il est plus complet que le précédent en allant jusqu’à la suspicion de la fraude et devrait permettre à terme d’avoir une vision à 360° des dossiers fraudes.
Il est présenté également comme n’engendrant aucun impact tant sur les process de détection que sur ceux d’investigation.
Présentant des avantages tant pour le groupe que pour les salariés, demandeurs d’un outil plus moderne, ce projet pourrait être parfait.
Cependant, sur la partie pilotage, l’objectif étant de réaliser encore plus d’économie sur la fraude, nous avons quelques inquiétudes, notamment avec le nouveau plan de travail présenté.
Cet outil doit effectivement être une aide pour les collègues dans leur activité quotidienne et leur laisser l’autonomie et la capacité suffisante dans leur gestion.
Le plan de travail présenté dans le projet semble laisser peu de latitude au salarié dans l’organisation de sa journée de travail.
Par ailleurs, s’il a été décidé de spécialiser des salariés sur le domaine de la Fraude, nous nous devons d’alerter sur les charges de travail afférentes à cette activité, lesquelles doivent être adaptées et l’organisation révisée si besoin pour répondre aux enjeux que l’entreprise s’est fixée.
Enfin, nous estimons que le volet formation n’est pas du tout à la hauteur des ambitions de l’entreprise.
La formation est essentielle dans le déploiement d’un tel projet et pourrait être l’occasion d’un partage de pratiques et d’expériences entre collègues, services, domaines et entités du Groupe. Ne former que quelques salariés, charge à eux de former leurs collègues nous semble largement en deçà des enjeux présentés par la direction.
Si les RS CGT au CSEC avaient pu voter, ils auraient pris acte de ce projet.