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[Négociation GEPP] déclaration de la CGT

Déclaration CGT lors de la réunion de négociation GEPP relative au chapitre 6 du 11 décembre 2025

Dès l’ouverture des négociations sur la GEPP, la première revendication mise en avant par la CGT a été la suppression de l’Accord de performance collective.

Pour rappel, ce type d’accord permet à l’employeur, sous couvert de nécessités liées au fonctionnement de l’entreprise, d’amputer les droits des salariés qui se retrouvent contraints, notamment en matière de mobilité. La notion de difficultés économiques ayant disparu de ce type de dispositif, c’est celle de besoin de performance qui prend le pas chez COVEA.

Depuis son intégration dans le précédent accord GPEC, les réorganisations se sont succédé et sur les années 2022-2024, nous comptons 164 mobilités contraintes et pas moins de 26 licenciements.

Dans un groupe aussi solide que COVEA, la CGT maintient qu’il s’agit là d’un lamentable échec. Nous n’oublions pas la fermeture du centre de Gestion GMF de Guyane, ni celle du centre d’appels d’Ermont. Pire encore, la suppression des postes d’assistantes dans les centres de gestion GMF ainsi que la fermeture du standard de Fidélia, deux situations ou l’accord de performance collective a été détourné illégalement de son objet, avec la suppression pure et simple de postes sans recours à la législation relative au licenciement économique.

Nous déplorons que ce groupe, qui a les moyens de faire autrement, privilégie les profits au détriment de l’humain.

Nous constatons également un manque de transparence volontaire sur l’avenir de notre groupe en termes d’emplois. Depuis le début des négociations, la CGT demande un état des lieux sur tous les projets relatifs à l’IA dans le groupe ainsi qu’une estimation des risques sur l’emploi, afin de pouvoir négocier en toute transparence une GEPP véritablement anticipatrice et permettre à nos collègues de préparer plus sereinement une mobilité choisie.

Après avoir retardé la publication de son plan stratégique pendant 2 ans, la direction a entamé des négociations sur la GEPP sans communiquer aucun élément ou indicateur sur sa stratégie en matière d’IA, mais avec comme demande principale, le maintien de l’APC. Volonté manifeste de cacher les choses ou pilotage à vue sans estimation pesée ?

Pour autant, les orientations stratégiques présentées ne font que nous alarmer. Entre gestion pilotée des effectifs, développement des projets IA et réduction des frais généraux, nous craignons que les salariés ne constituent une grosse variable d’ajustement pour que le groupe réalise toujours plus de profits.

L’absence d’informations précises sur la diminution des effectifs au sein de la DG MMA ne fait que conforter nos craintes.

Nous sommes également très surpris, à la lecture du projet de compte rendu de la commission technique relative au PPSS, qui nous a sans doute été transmis par erreur, de constater que cette commission constitue un autre lieu de négociation de la GEPP, tant les échanges sur celle-ci y ont été omniprésents.

Les représentants de la CGT étant exclus de cette commission ainsi que des documents qui semblent y avoir été présentés, ne peuvent que considérer cette négociation GEPP comme déloyale. Nous allons en ce sens prendre attache avec l’inspection du travail pour conforter notre position sur le sujet et envisager la suite à donner.

Pour la CGT, toute cette mascarade de négociation ne vise in fine qu’à conserver un accord de performance collective, afin de procéder à des réorganisations basées essentiellement sur des objectifs de performance et faisant fi de l’humain.

La CGT n’accepte pas que les salariés soient des variables d’ajustements que l’on déplace ou licencie au gré des envies de nos dirigeants, quel que soit le nombre de collègues concernés. Au regard des risques sur l’emploi pour l’avenir, la CGT considère que le maintien de l’accord de performance collective dans le futur accord GEPP constituerait un chèque en blanc offert à la direction.

Nous n’interviendrons donc pas sur les sujets du jour relatifs au chapitre 6 étant opposés par principe aux licenciements et mobilités contraintes qui résulteront de la mise en œuvre de l’APC mais écouterons avec attention les arguments de chacun pour justifier la signature d’un tel accord dans ces conditions.

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