+47 % de résultat net : grâce à qui ?
La direction Covéa se vante de résultats historiques pour l’année 2025. Devons-nous nous en réjouir ? Oui, car cette richesse, c’est la nôtre. Elle est le fruit de notre travail, de notre contribution quotidienne. Mais ce travail se fait dans des conditions qui se dégradent, au prix d’un épuisement professionnel croissant. Covéa ne manque pas de saluer notre « engagement », mais le compte n’y est pas : pendant que le résultat net bondit de 47 %, nos salaires, eux, n’ont pas suivi. Les belles paroles ne paient pas les factures.
Le choix de la direction : des primes plutôt que des salaires
L’enveloppe d’intéressement et de participation atteint 220 millions d’euros, tandis que les dernières NAO ont abouti à des augmentations générales comprises entre 0 et 1%. Lors de ces négociations de début d’année, la direction ne pouvait ignorer les résultats à venir. Elle a pourtant choisi d’argumenter comme si l’entreprise traversait une période difficile. Ce n’est pas un hasard, c’est un choix délibéré : en gonflant l’enveloppe variable, la masse salariale fixe progresse peu, ce qui bride mécaniquement les futures augmentations. Ce cercle vicieux pénalise les salariés année après année.
Des syndicats dans le sillage de la direction
Certains syndicats ont si bien intégré le logiciel libéral de la direction qu’ils revendiquent (voire signent) des augmentations ridicules lors des NAO. Nul doute qu’ils s’attribueront pourtant le mérite de cette cagnotte record. La réalité est tout autre : ces 220 millions d’euros découlent de formules de calcul automatiques indexées sur les profits. Ce n’est pas l’exploit d’une organisation en particulier, mais l’application d’un accord. Il est bon de le rappeler.
Les primes : une fausse bonne nouvelle
Ces primes, aussi bienvenues soient-elles, ne sont pas la panacée comme certains voudraient nous le faire croire. Elles amplifient les inégalités : les salariés en arrêt maladie ou à temps partiel sont pénalisés, et comme les montants versés sont proportionnels au salaire brut, les écarts existants se creusent davantage. Elles appauvrissent les ASC : exclus de la masse salariale, ces versements privent le CSE de ressources supplémentaires. Et surtout, elles ne construisent rien de durable : seul le salaire fixe cotise pour la retraite, la santé et l’assurance chômage. Les primes, elles, ne protègent pas notre avenir.
Le vrai combat : le salaire de base
Pour toutes ces raisons, la CGT se bat pour le salaire fixe, la seule rémunération vraiment juste et durable pour toutes et tous. La CGT ne se résigne pas à cette situation.
Ce combat, nous ne pouvons le mener sans vous. Face à la flambée des cours du pétrole qui provoque une brusque inflation, nous avons demandé la réouverture des négociations salariales. La direction a refusé. Nous vous invitons à signer notre pétition pour appuyer notre demande de mesures salariales exceptionnelles.
Le lien vers la pétiton : https://www.mypetition.org/petition/social/urgence-pouvoir-d-achat-covea/279596
Et le tract à imprimer : TRACT PETITION POUR NOS SALAIRES