En voyant ce point à l’ordre du jour du CSEE de décembre, nous avions pensé que le poste de Chargé d’assistance référent allait faire l’objet d’une refonte et d’un allègement des tâches et des objectifs.
Comme les Carefs sont multi-tâches, il nous semblait logique de penser que leur poste allait enfin connaître un réel aménagement et une meilleure reconnaissance.
Nous pensions que le système de cooptation qui s’opérait jusqu’à présent allait disparaître une bonne fois pour toutes et que l’égalité serait de mise.
Nous rappelons que, depuis la création de ce métier, la CGT appelle de ses vœux l’ouverture à toutes et tous du poste de Caref.
Quelle ne fut pas notre déception !
La cooptation, dite « pré-identification managériale », sera remplacée par un « accompagnement au projet professionnel ». Quelle est exactement la différence ? Elle nous semble bien floue et bien mince.
La punition au télétravail, dite « réversibilité partielle », sera toujours appliquée aux Carefs car ils sont contraints aux mêmes multiples objectifs chiffrés que leurs collègues Chargés. Ils seront également toujours soumis aux mêmes critères de la P3CO
Il se verront toujours reprocher leurs chiffres et leur temps de retrait alors qu’en permanence, en tant que sachants, ils sont sollicités pour aider leurs collègues.
Car, en plus de leur métier de Chargé d’assistance, les Carefs doivent préparer et animer toutes les formations, réaliser des revues de dossiers, traiter toutes sortes de Passations. Ils font aussi d’office partie du vivier d’entraide.
Or, dans ce nouveau parcours Caref il n’existera aucune reconnaissance de leurs spécificités, aucune souplesse ne sera permise, aucun écart aux chiffres ne sera pardonné.
Dans ce nouveau parcours aucune contrepartie n’est proposée.
Alors où se trouve la reconnaissance pour tout ce travail accompli et cette entraide ?
Peut-être dans la flexibilité de leur télétravail, vantée en instance par la direction ?
Mais le télétravail flexible ne fait pas partie de ce nouveau parcours, puisqu’il a été mis en place précédemment.
Et, en réalité, la pause de ces jours de télétravail flexible est laborieuse, car la présence des Carefs est souvent jugée « indispensable » notamment pendant la saison d’été.
Seules des périodes d’accompagnement leur sont proposées dans ce nouveau parcours.
Ainsi les nouveaux Carefs vont faire l’objet d’une période d’« accompagnement » de 2 ans qui comprendra de multiples phases d’observation, de bilans, de REX, et encore de bilans… auxquels s’ajouteront les non moins multiples entretiens prévus pour les Chargés d’assistance.
C’est le parcours du combattant.
Les Carefs déjà en poste vont faire l’objet d’un « accompagnement spécifique » de 3 ans avec, pour eux aussi, de multiples phases d’observation et les non moins multiples entretiens prévus pour les Chargés d’assistance. La double casquette signifie la double peine.
La CGT le redit : la fonction de Caref doit être véritablement institutionnalisée, avec des droits et un salaire à part entière. Il convient de cesser de maintenir ce métier dans un statut hybride ou bâtard.
En conclusion, ce parcours n’offre rien de mieux aux Carefs et ne fait qu’alourdir leur quotidien, tout en accroissant leur pression.
Pour toutes ces raisons la CGT émet un avis défavorable.