Le samedi 18 mars 2023, un responsable d’équipe du département médical dit « mixte », s’est vu remettre devant tous ses collègues une mise à pied conservatoire. Sans aucune explication, sa responsable lui a demandé de restituer sur le champ son badge d’accès, son matériel informatique et l’a reconduit à la sortie. Ce salarié n’a pas pu récupérer ses affaires personnelles, ni même dire au revoir à ses collègues.
Après 26 années de travail chez Fidélia et sans jamais avoir eu de sanction préalable, ce salarié a été jeté comme un malpropre hors de l’entreprise. Cette brutalité a été traumatisante pour Raphaël, mais aussi pour son équipe et au-delà. En pratiquant de la sorte, la responsable du département et la direction de Covéa ont fait peser un risque grave sur ce salarié. Sans le soutien de ces proches et de ses collègues, il aurait pu commettre l’irréparable.
En juillet dernier, le Conseil des Prud’hommes de Boulogne Billancourt a considéré le licenciement de notre collègue sans cause réelle et sérieuse, jugeant injustifiés les griefs exposés par l’employeur.
Fait plus rare, le CPH a retenu le caractère « brutal et vexatoire du licenciement » en accordant à Raphaël des indemnités complémentaires.
Cette décision est définitive puisque Fidelia n’a pas fait appel.
Quelques mois plus tard, un autre responsable d’équipe a connu le même sort. Aujourd’hui, dans ce même service qui compte 30 salariés, 4 salariés font l’objet d’une procédure disciplinaire. Nous demandons à la direction de mettre un terme à ce management par la peur.
Cette condamnation confirme ce que nous dénonçons, à savoir une politique disciplinaire autoritaire, à charge et parfois discriminante.
À la suite de cette condamnation, quelles décisions la direction entend-elle prendre pour humaniser sa politique disciplinaire ?