Aujourd’hui, les complémentaires santé/prévoyance subissent de plein fouet le démantèlement de la Sécurité Sociale. Notre prestataire Klesia a décidé d’augmenter les cotisations à compter du 1er février 2025. Les conditions de renouvellement proposées par Klesia étaient, au départ :
| + 6,4 % cotisations prévoyance | + 9 % cotisations santé | = MÊMES GARANTIES |
Cela aurait fait passer la cotisation mensuelle des salariés pour la mutuelle santé à 29,94 €, contre 27,47 € actuellement.
Après discussions en CSEC, la direction a limité l’augmentation du taux de cotisation à 2,5 % sur la partie prévoyance et à 5 % sur la partie santé ; la nouvelle cotisation mensuelle pour la mutuelle passe donc à 28,84 € mensuelle.
Mais cette augmentation, certes limitée, entraine une baisse non négligeable de certaines garanties santé :
- la prise en charge des chambres particulières ne se fera plus sur les frais réels et sera désormais plafonnée à 4 % du Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale (soit 157 € par jour). Les chambres individuelles ne se résument pas à une question de confort notamment dans le secteur psychiatrique,susceptible de concerner les salariés de Covéa au regard de l’augmentation des cas d’épuisements professionnels.
- Sur l’orthodontie non remboursée, là encore, ce n’est pas qu’une question d’esthétisme.
- La réduction de la prise en charge de la pharmacie prescrite non remboursée par la sécurité sociale peut engendrer un coût non négligeable de reste à charge pour les salariés ; le nombre de médicaments concernés ne pouvant qu’évoluer à la hausse
D’autres scenarii étaient possibles !
En procédant de la sorte, la direction prépare le terrain à d’autres éventuelles baisses de garanties en ouvrant la discussion sur leur bien-fondé. Cette décision contribue à creuser les inégalités entre salariés COVEA dans l’accès aux soins.
Pourtant, contrairement au discours officiel, d’autres solutions étaient envisageables.
N’aurait-il pas été préférable de maintenir les garanties au niveau actuel en concédant une augmentation de cotisation de 2,50 € par mois ?
D’autant que cette augmentation aurait même pu être neutralisée pour les salariés en augmentant la part patronale de cotisation. La CGT COVEA a été la seule à évoquer cette alternative.
Pourquoi les salariés n’ont-ils pas été consultés sur ce sujet si important ?
De nombreux salariés nous ont interpellé, estimant que baisser les garanties n’était pas la solution. Le groupe COVEA dispose d’outils pour recueillir l’expression des salariés mais n’a pas eu la volonté de les utiliser. Quel dommage !
Les salariés doivent avoir leur mot à dire sur leur couverture Santé et Prévoyance !