Lors du dernier CSEE, nous avons interpellé la direction sur la situation d’une salariée de Covéa PJ dont la période d’essai a brutalement été rompue par l’employeur.
Nous alertions sur la pratique utilisée régulièrement et abusivement par Covéa PJ.
Malgré cela, au cours de l’été, d’autres collègues ont subi le même sort créant un véritable malaise dans les équipes.
La pratique est toujours la même : après plusieurs mois de labeur à devoir faire ses preuves, le collègue est convoqué sur la pause déjeuner et il lui est demandé de rendre son badge et de partir sur le champ (ce qui empêche le collègue de récupérer des données qui lui permettraient d’argumenter dans le cadre d’une contestation).
Pendant toute la période d’essai, il est mis une pression intolérable sur les collègues avec une comparaison/compétition malsaine. Le départ d’un collègue sur ce motif met à mal tous les autres collègues en période d’essai et crée un climat extrêmement anxiogène.
Alors que ces collègues sont pleinement intégrés au collectif de travail et font « le job », notamment en remportant certains défis direction (comme le challenge client), il leur est reproché de ne pas avoir tous les indicateurs au vert.
Que se cache-t-il derrière cette pratique ?
• Des embauches en CDI en lieu et place de CDD pour rompre avant la fin de la période d’essai et réaliser ainsi des économies sur les indemnités de fin de contrat ?
• Un test de résistance ? Un test sur le comportement des salariés embauchés ? Un test de performance ? (L’entreprise embauche 10 personnes pour un besoin de 3 postes. Elle les teste, en garde 3 et jette les 7 autres ?)
Cette pratique démontre le respect et la considération de l’entreprise pour ses subordonnés !
Elle affecte l’ensemble des collectifs de travail : chocs et pleurs de collègues en management visuel, mensonges des managers pour tenter de rassurer ces mêmes collègues, perte de confiance…
Notre alerte de juin n’ayant pas été prise au sérieux, nous saisissons l’inspection du travail et conseillons à l’ensemble des collègues concernés de saisir les conseils des prud’hommes compétents pour faire reconnaître le caractère brutal et vexatoire de cette pratique.
Nous communiquerons très prochainement à ce sujet vers les équipes de Covéa PJ et envisageons de saisir la presse.
Dialogue social, si tu as un jour existé, nous nous demandons où tu es…