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Négociations Intéressement et Participation 2025, des lendemains qui déchantent…

La direction revendique un accord plus « équitable ». Dans les faits, elle vise à faire une économie d’environ 60 millions d’euros au détriment des salariés. Elle souhaite supprimer l’avance versée en septembre, ne plus indexer le calcul de ces primes sur la masse salariale et baisser le montant du salaire plancher qui ne sera plus basé sur le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (46 368 euros en 2024).

S’il en est ainsi, les montants moyens de PI/PP vont baisser de façon certaine. En effet, concernant le salaire plancher, la direction veut le ramener à 40 000 euros. Ainsi, tout celles et ceux qui bénéficiaient du calcul plus favorable sur la base du PASS soit 13000 salariés vont voir leurs primes baisser alors qu’ils sont déjà dans le bas de la pyramide des salaires. De plus, la Direction confirme sa volonté de ne plus tenir compte de la masse salariale dans ses calculs et de revoir la définition du Résultat Net. Il est conservé un montant de résultat au-delà duquel la participation se déclenche et il est proposé qu’il soit fixé à 300 millions d’euros.

Quant à la suppression de l’avance, elle aura des répercutions pour les 50% de salariés qui ne placent pas leurs primes car ils en ont besoin pour payer le solde des impôts, le trimestre des charges de copropriété, éponger les extras des vacances ou faire face aux factures de la rentrée des classes !

Enfin, les critères de pondération sur l’abondement seraient liés à l’atteinte d’objectifs de performance qui n’ont pas été définis clairement. Ils pourront constituer une baisse de 20% de rémunération. Tout serait basé sur le résultat de nos entreprises, qui ne sont pas mirobolants dans l’ensemble et des résultats financiers, qui en revanche sont bien meilleurs alors que ce n’est pas le cœur de métier du groupe.

Il est prévu que la somme en pourcentage de l’intéressement et de la participation ne puisse dépasser 19% au lieu de 20% actuellement. Il est à noter qu’il y aurait un « booster » de + 1 point si les objectifs commerciaux étaient atteints.

La direction cherche par tous les moyens à « cadrer » les montants versés en PI et PP avec des accords où il n’y aurait plus de place à l’aléa. L’accord passé leur a démontré que l’évolution à la hausse de la masse salariale et celle du PASS avaient eu des effets hors de leur contrôle. De ce fait, les critères choisis aujourd’hui sont à leur main uniquement. Prochaine réunion, le 11 juin.

Rappelons encore une fois cette réalité : les primes d’intéressement et de participation constituent une rémunération variable et aléatoire qui dépendra toujours du bon vouloir ou pas des employeurs et selon les règles qu’ils auront eux-mêmes décidé.

Pour la CGT, l’augmentation du pouvoir d’achat doit d’abord et avant tout passer par une augmentation du SALAIRE, seule rémunération pérenne et garantie, essentielle au maintien de nos régimes de solidarité notamment au financement de nos retraites. C’est ce que nous crierons haut et fort dans la rue le 5 juin !

NOS REVENDICATIONS :

  • Une prime d’intéressement égalitaire pour toutes et tous quel que soit le revenu. Chacun contribue à son niveau aux résultats du groupe.
  • Si le montant de l’intéressement baisse sensiblement, nous demandons une compensation par une augmentation forfaitaire du salaire. Cela fut le cas, lors de la suppression de l’intéressement groupe.
  • Supprimer le critère lié au taux d’absentéisme pour le calcul de l’abondement.
  • Placement sur le PEG : proposer un placement solidaire et responsable avec le label CIES

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