Une fois encore, nous prenons la parole pour déplorer l’organisation de nos réunions de CSEE.
Certes, nos alertes répétées sur les dysfonctionnements de cette instance restent vaines mais pour autant nous ne nous résignons pas à l’idée d’une instance utile aux salariés, transparente et démocratique.
Nous avions déjà regretté des CSEE plus courts avec un ordre du jour déséquilibré contraignant parfois les élus à expédier des sujets importants.
Aujourd’hui, nous recevons une convocation à 16H00 pour une micro-séance.
Nos CSEE sont passés en mode dégradé avec une organisation qui tacitement encourage les élus à rester en distanciel.
Vous prétextez les emplois du temps des intervenants. Ces derniers peuvent à loisir intervenir en distanciel, ce qu’ils font de plus en plus. Notre instance serait-elle tant dévalorisée que les directeurs la bouderaient ?
C’est au président et au secrétaire du CSEE qu’incombe le bon fonctionnement du CSEE et son rayonnement dans l’entreprise.
Nous sommes aujourd’hui confrontées à une entreprise de dévalorisation du rôle de cette instance de proximité.
Raccourcissement des réunions, ordre du jour sommaires, abus de confidentialité sur les documents, des propos désobligeants quand les questions dérangent et puis le transfert de toutes les prérogatives à des commissions qui fonctionnent à huis clos sans aucune pluralité syndicale et donc sans aucune transparence ; voilà ce que nous dénonçons. Ce n’est pas la conception que nous avons du rôle de cette instance. La CGT veut une instance qui représente les salariés dans leur ensemble et qui soit à leur écoute.
A cela s’ajoute encore et toujours, le refus systématique du président et du secrétaire de porter à l’ordre du jour des réunions nos questions et cela sans jamais nous en expliquer les raisons. Cela relève de l’intolérance, mais aussi de l’incorrection.
C’est ce bilan que nous ferons connaître et qu’il vous faudra assumer.