
La question suivante nous a été refusée :
Présentation d’un état des lieux des systèmes IA utilisés dans l’entreprise, fonctionnement et finalités de ces derniers.
Les questions refusées sont largement majoritaires, cette pratique entravant et abimant toujours un peu plus notre instance, mais cette question refusée mérite peut être aujourd’hui un surcroit d’attention.
Quel que soit l’avenir de l’IA, il est fondé s’agissant du devenir des métiers autant que de notre activité de s’y intéresser pour ne pas dire s’en inquiéter dès lors que la transparence n’est pas faite sur ce qui est à l’œuvre.
Question, « La transparence notamment via le fonctionnement normal de nos instances est-elle de mise ? », à l’évidence clairement non.
A chaque question posée en séance et portant sur l’IA, la réponse sans trop caricaturer pourrait s’apparenter à un « Dormez tranquille braves gens, il ne se passe rien ».
Confrontons cela à la réalité du terrain via quelques exemples de projets en cours pour la seule GMF.
- IA voicebot grèle.
- IA voicebot suivi sinistre GMF
- IA Call back HNO CCC GMF
- Chatbot Effie Augmentée IA Générative
- Conception IA GMF Vie Selfcare
- IA GMF Indemnisation
- IA DST IRD – INDEMNISATION
- DOM’IA IA Fraude & Refonte StatsFraude
- KeskIAdi à la DI GMF
Ce petit inventaire doit être considéré comme la partie émergé de l’Iceberg IA et d’autres projets sont implémentés ou dans les cartons.
Pourtant qui dans la présente instance serait en capacité d’établir un tableau général de l’IA pour la GMF et d’informer les salariés pour anticiper les changements en cours ?
A quel moment la présente instance a été mise à contribution pour se projeter sur les impacts de tous ces projets et il ne serait être question de botter en touche en direction d’un CSEC plus plat que la méditerranée en plein mois de juillet ?
Pour terminer, si d’aventure il était envisagé de relativiser notre intervention, nous reprendrons une décision récente je cite :
« Par une ordonnance du 14 février 2025, le Tribunal judiciaire de Nanterre a suspendu, en référé, le déploiement d’applications d’intelligence artificielle (IA) dans une entreprise, faute d’information-consultation préalable du CSE.
Dit autrement :
La condition posée par l’ordonnance du 14 février : si « la phase pilote implique l’utilisation des nouveaux outils, au moins partiellement, par l’ensemble des salariés concernés », elle doit donner lieu à consultation. Autrement dit, à partir du moment où l’IA est « introduite », le CSE doit être consulté.
Fin de citation.
Nous réitérons donc notre demande d’un débat en CSEE qui mériterait certainement un CSEE Extra pour que l’ensemble des composantes de l’instance soit informée et consultée sur ce sujet dont on ne mesure encore que très partiellement les impacts qu’il embarque en terme de condition de travail et d’emploi.
Les élus CGT GMF